Gilets Jaunes : Quoi de neuf ?

En marche vers le centre

Pour leur neuvième acte, les auto-proclamés Gilets Jaunes de Grenoble se sont donnés rendez-vous samedi 12 janvier à 13h au Parc Paul Mistral, pour une marche à priori pacifique jusqu’au centre-ville. L’on en comptait 200 vers 13h, mais progressivement le mouvement a pris de l’ampleur ​: ​comprenant environ 1500 personnes, un chiffre en nette hausse par rapport aux actes précédents. Les mobilisés ont réussi à s’organiser par le biais de la page Facebook des Gilets Jaunes de l’agglomération, un moyen particulièrement prisé de ce groupement de citoyens, qui crache en grande majorité sur les médias «à la botte du gouvernement» et voient en les réseaux sociaux un moyen de communication utile, efficace, et bien sûr, à l’abris des ​fake​ n​ ews​ gouvernementales proférées par les journalistes “achetés”

Violences de parts et d’autres

Sur la page facebook, affublée du nom révolutionnaire « Grenoble en lutte », il n’y a pas que les informations de rassemblement, mais aussi – et peut-être même surtout – des dizaines de vidéos mettant au premier plan des violences policières, lesdites « bavures ». Celles-ci se sont indéniablement produites, il n’y a aucun doute là-dessus, mais, ce que la page oublie d’ajouter, est bien évidemment le contexte de ces violences, et la part non négligeable des Gilets Jaunes dans ce chaos. Certains se comportant de manière agressive, ne devraient pas s’étonner de recevoir la monnaie de leur pièce. Néanmoins, il ne faudrait pas non plus excuser ces violences venant de policiers, sous prétexte qu’on les aurait provoqués, la violence n’excuse pas la violence.

Le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière

Les revendications des Gilets Jaunes locaux sont à peu près les mêmes que
celles de leurs confrères plus ou moins unis, dans le reste de la France. La
diminution, ou même parfois la suppression pure et simple de la CSG pour
les retraités, plus de justice, une réduction drastique des impôts. Tout cela
est bien joli, mais, en réduisant les impôts, comment payer les
fonctionnaires (dont nos professeurs adorés déjà peu nombreux, et également les membres du service hospitalier, les chercheurs​…​), financer le développement durable (10 milliards), la justice (9 milliards) et les politiques sociales (52 milliards)? Causes généralement chères au cœur des Gilets Jaunes, mais aussi plus communément à celui des français.

Leurs slogans ce samedi allaient de paire avec leurs revendications :«Travail, Famille, Pâtes-Riz», «Pouvoir au Peuple», «L’Aspi-Macron ne laisse plus une miette», ou encore «Un Autre Monde Est Possible». Mais de quel monde parlent-ils ? Un monde dans lequel personne ne payerait d’impôt et où l’argent apparaitrait comme par magie voyageant de la poche des riches à celles des pauvres, se disposant miraculeusement dans les caisses de la sécurité sociale ? Il est bon de rêver, cependant pour avancer, il faudrait se concentrer un peu plus sur des propositions faisables et réalistes.

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